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Quantinuum et GE Vernova s’associent autour de modèles quantiques de la supraconductivité

Quantinuum et GE Vernova étudieront la supraconductivité à haute température à l’aide de Helios et de la modélisation de Fermi-Hubbard afin d’explorer des usages industriels dans l’énergie.

Cette page a été traduite depuis l'anglais. Les noms d'entreprises et de produits ainsi que les liens vers les sources restent inchangés. Lire l'original en anglais

Quantinuum et l’Advanced Research Center de GE Vernova ont lancé une collaboration de recherche consacrée à la supraconductivité à haute température, selon une annonce relayée par The Quantum Insider le 27 octobre. Le projet s’appuiera sur l’ordinateur quantique Helios de Quantinuum et sur sa plateforme de développement Nexus, ainsi que sur l’expertise de GE Vernova en science des matériaux et en ingénierie, pour étudier le comportement des électrons dans des modèles simplifiés pertinents pour les matériaux supraconducteurs.

Ce qui a été annoncé

La collaboration est centrée sur le modèle de Fermi–Hubbard, un cadre de référence standard pour l’étude des électrons en interaction. Selon l’annonce, les partenaires veulent étudier les mécanismes physiques associés à la supraconductivité à haute température et évaluer dans quelle mesure l’informatique quantique peut être utile dans ce travail.

GE Vernova aborde le sujet sous l’angle industriel de l’énergie. L’annonce évoque de possibles applications à long terme, notamment des générateurs plus légers, des moteurs plus compacts et des infrastructures électriques capables d’acheminer davantage d’électricité dans des espaces contraints et de mieux tolérer les défaillances. Elle souligne également que d’importants obstacles pratiques demeurent, notamment en matière de refroidissement, de fabrication, de performance des matériaux et de coût.

Jonathan Owens, senior scientist en physique computationnelle des matériaux chez GE Vernova, a déclaré que l’initiative vise à explorer des questions complexes sur les matériaux tout en développant en interne une meilleure compréhension des domaines dans lesquels les méthodes quantiques pourraient apporter une contribution.

Les détails techniques

La supraconductivité à haute température est difficile à modéliser, car elle met en jeu des électrons fortement corrélés dont le comportement collectif est difficile à reproduire avec les moyens de calcul classiques. Le modèle de Fermi–Hubbard ne décrit pas complètement les matériaux industriels, précise l’annonce, mais il est largement utilisé comme cadre simplifié pour étudier la physique sous-jacente.

Quantinuum indique que ces travaux s’appuieront sur des résultats antérieurs de ses propres chercheurs, qui ont mesuré des corrélations d’appariement supraconducteur dans des modèles de Fermi–Hubbard exécutés sur Helios, y compris des appariements de type s et de type d. Selon la présentation qu’en fait l’entreprise, ces expériences ont montré une capacité à préparer et à sonder des états quantiques pertinents pour l’étude de la supraconductivité.

La recherche utilisera l’offre full-stack de Quantinuum, notamment l’accès à Helios via le cloud et l’environnement logiciel Nexus. L’annonce décrit Nexus comme une plateforme unifiée reliant matériel et outils logiciels pour le développement et l’exécution d’applications.

Quantinuum présente également Helios comme « the world’s most accurate quantum computer », une affirmation qui, selon l’entreprise, repose sur la fidélité des portes à deux qubits au 31 décembre 2025.

Pourquoi c’est important

Cette annonce reflète un schéma bien connu dans l’informatique quantique : utiliser un problème modèle simplifié mais scientifiquement important comme passerelle entre les capacités du matériel et la pertinence industrielle. La supraconductivité est une candidate naturelle, car elle reste scientifiquement non résolue dans des régimes importants, tandis que ses implications pratiques pour les équipements électriques sont faciles à formuler.

Pour GE Vernova, cette collaboration semble viser autant le développement de compétences que la mise au point immédiate d’un produit. L’annonce indique que l’entreprise a déjà publié des travaux sur des algorithmes quantiques appliqués à des matériaux pour la capture du carbone à l’aide de processeurs quantiques simulés, et présente ce nouveau programme comme une extension vers un autre domaine de la recherche sur les matériaux.

Pour Quantinuum, ce partenariat offre un cas d’usage industriel pour la simulation quantique, un domaine souvent cité comme particulièrement adapté, à long terme, au matériel quantique.

Points à surveiller

La question clé sera de savoir si cette collaboration débouche sur des résultats allant au-delà de simulations de preuve de concept. L’annonce reste prudente sur ce point : la transposition de résultats issus de modèles simplifiés vers des matériaux pratiques exigera un travail scientifique et d’ingénierie soutenu.

Cette prudence est importante. Les partenaires ne prétendent ni avoir découvert un nouveau supraconducteur ni être proches d’un dispositif énergétique commercial à court terme. Ils présentent plutôt le projet comme un effort visant à relier les méthodes de l’informatique quantique à des questions sur les matériaux ayant une pertinence industrielle, en prenant pour point de départ un modèle théorique bien établi.

Sources

Les informations de cette page proviennent des sources ci-dessous, collectées par DesignQuantum.

  1. Quantinuum and GE Vernova Collaborate to Advance High-Temperature Superconductivity Research thequantuminsider.com